La Parole aux Conseillers
La Revanche de GaÏa - James Lovelock
Le sentiment écologique semble à peu près unanimement partagé de nos jours et il n’est que quelques huluberlus pour croire encore que notre planète se porte bien. Pourtant il est peu probable que nous ayons pris la mesure du danger.
J.Lovelock envisageait la terre non pas seulement comme un substrat mais comme un organisme susceptible de s’autoréguler lui-même. Si dans les années 80 il a pu prêter à de nombreux débats, la situation aujourd’hui est tout autre et peu discute encore cette hypothèse. Considéré comme un des « papes » de l’écologie, il est davantage entendu.
Pour lui indéniablement nous allons tranquillement mais sûrement vers l’apocalypse. Nos réactions fassent au réchauffement climatique, aux destructions très lourde que nous faisons subir à notre environnement sont loin, très loin d’être à la hauteur. « C’est comme si nous disions à quelqu’un atteint d’un cancer du à la cigarette d’arrêter de fumer ». Le Développement Durable si en vogue aujourd’hui n’est à ses yeux qu’un pis aller bien, insuffisant pour affronter le problème.
La montée en puissance des pays émergents (Chine et Inde qui à eux deux représentent près de 40% de l’humanité) accentue encore la difficulté. Pour lui la seule solution réside dans la science même si elle est la source de tous nos maux. La conscience des dangers que celle-ci à fait supporter à Gaïa est récente. En quelque sorte nous n’avions pas vu que notre puissance était tel qu’elle devenait une menace sérieuse pour notre écosystème et donc contre nous même. Cette même science peut être utilisé à réparer qui a été détruit, du moins en partie.
Lovelock nous propose de réhabiliter le nucléaire considérant que c’est et de loin la source d’énergie la moins dangereuse. Paradoxe ? Non pas, il nous montre que les dangers supposés de l’atome sont bien moins grands que les rejets constants de dyoxide de carbone qui eux contribue très largement au réchauffement climatique. Les énergies alternatives (éolien, solaire) sont et resteront marginales et si nous voulons un monde développé (qui n’est pas nécessairement un monde consommateurs !) pour tous, la marge des possibilités est faible.
Les risques sont considérables et nous devons réagir avec urgence mais Lovelock loin d’être pessimiste, croît encore que l’homme peut prendre à bras le corps la situation qu’il doit affronter.
Ce petit ouvrage de lecture facile est sans aucun doute un des moyens les plus efficace pour se dessiller les yeux et voir enfin notre monde !
Éditions J’ai lu - 6 €